Visages des Soldats de la Guerre 14-18 | Année 1916, la Somme et surtout Verdun
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Année 1916, la Somme et surtout Verdun

Année 1916, la Somme et surtout Verdun :

“Les deux batailles sont « en miroir » et Joffre ne veut pas envoyer trop de renfort à Verdun parce qu’il est en train de préparer la Somme. Si pour les Britanniques, la Somme est LA bataille, pour les Français, LA bataille c’est Verdun”.

En effet, “Verdun représente une manière de paroxysme dans la morbidité. Si l’on rapporte les superficies concernées par les combats aux chiffres des pertes, on obtient des cumuls statistiques horribles. Alors qu’au cours de la bataille de la Somme les deux camps – Allemands, Britanniques et Français – comptent environ 1 200 000 tués, bléssés et disparus sur un champ de bataille de plus de 1 000 km2, Verdun voit disparaître près de 600 000 hommes (Allemands et Français) sur 160 km2. Raménées à l’étroitesse du théâtre d’engagement, les pertes de Verdun deviennent ahurissantes : 12,31 pertes par hectare sur la Somme, 37,18 pertes sur la Meuse. Avant même de connaître la vérité statistique, les combattants ont parfaitement compris combien Verdun était proportionnellement et symboliquement plus meurtrière. (….) Verdun est une bataille repère dans l’imaginaire collectif français, mythifiée notamment dans l’immédiat après-guerre.” (François Cochet, Dictionnaire de la Grande Guerre).